Kadhafi / Ben Ali / l’Emir du Qatar / Bouteflika / Bachar El Assad

Un bon nombre d’électeurs Algériens résidant en France sont allés voter ce week-end pour élire leur futur dirigeant. Abdelaziz Bouteflika dit le « malléable » a été élu en 1999 avec 74% des voix, réélu en 2004 avec 85% et en 2009 avec 90%, il est devenu président grâce aux généraux, installé au pouvoir par eux afin qu’ils puissent tranquillement commettre délits et crimes en toute impunité. Comme chacun le sait, tromperies et mensonges animent cette campagne, comme toutes les précédentes car le principal adversaire des rivaux de Boutef’ reste la fraude. L’Algérie ou un pays qui n’a jamais connu de second tour depuis son indépendance et ou un ancien haut fonctionnaire d’État vient de briser la loi du silence en ayant reconnu avoir favorisé Bouteflika pendant toute sa carrière. Elle est belle la démocratie, au point de faire rire – ou pas – car dans le genre politicien comique, le premier ministre Amara Benyounes n’a rien à envié à nos poli-tocards Français. L’homme avec un certain talent d’humoriste a récemment tenu un discours, comment dire, très surréaliste : « L’Algérie n’est pas une république bananière », propos lancé pour démentir la rumeur selon laquelle Saïd Bouteflika, le frère du président, exercerait un quelconque pouvoir dans les coulisses de la présidence. « L’Algérie est un grand pays qui a des institutions démocratiquement élues, stables, sérieuses, solides, ce n’est pas le frère du Président qui va gérer l’Algérie, c’est le Président qui gère, dirige le pays ». Je ne sais pas qu’elle est la partie est la plus drôle de cette citation, c’est peut-être le mot « stables » qui donne le côté blague qui passe de travers.

Affaibli depuis un an par un AVC – arrivé trois jours après que le quotidien El Watan publiait « Corruption : Saïd Bouteflika est-il impliqué ? » – l’actuel chef de l’état fantôme ne veut pas de cet ultime mandat, de cette candidature forcée, il est juste en age de se reposer – ou vivre au Val-de-Grâce – mais n’a pas le choix, son frère Saïd, chef d’orchestre de la mafia algérienne le souhaite à sa place, sa propre vie en dépend. Accusé de « perversion sexuelle, trafic de drogue et corruption », il y tient plus que n’importe qui. Boutef n’est qu’un simple otage de toute cette mascarade politico-militaire qui ne veut pas perdre les privilèges dont elle jouit si défaite il y a. Une quinzaine d’années et autant de dossiers houleux accumulés, autant de gravissimes violations. Mais qu’à cela ne tienne, rien ne changera, pas besoin de résultats, Abdelaziz Bouteflika sera ré-ré-ré-réélu président de la république DÉMOCRATIQUE algérienne. SIC.

Cadeau, Le « We are the world » version algérienne en vidéo.

 

 

 

 

 

2 Responses to Bouteflika, président à vie

  1. jerry ox dit :

    Bonsoir Fifi Roze, la démocratie en Algérie semble une chimère bien obscure …Bouteflika réélu alors qu’il est très diminué c’est (une fois de plus) se foutre du peuple algérien et favoriser ,comme tu l’écris , les généraux et la police afin de réaliser leurs délits en toute impunité …d’une grande tristesse ce gachis !

  2. Fruisek dit :

    Les Tags que tu as mis m’ont fait recracher mon café ;-) Sheryfa j’en peux plus…

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