Ah la la, les cartes postales from la mer, j’en ai à chaque saison mais de moins en moins au fil du temps. Oui, je sais tu te demandes à quelle époque je vis pour recevoir encore des cartes, non je ne roule pas en diligence et non je ne suis pas une Ingalls qui court dans un champ et finit par tomber la tête la première. Pourtant j’adore ça, un joli paysage pour te rappeler que pendant que tu bosses, d’autres brûlent comme des merguez sur un barbecue. Je trouve ça malsain cette envie de se rendre jaloux, c’est comme manger une chupa chups devant un gosse même si j’adore le faire dans le train et fixer le gamin dans les yeux. Je trouve que c’est un peu pervers.

Ce que je sais, c’est que tout est devenu tellement virtuel que j’ai eu la surprise de recevoir pour mon anniversaire, une jolie carte d’anniv dans ma boite mail. Je n’ai pas compris le concept, il aurait fallu que je fasse quoi ? Que je l’imprime et que je me laisse un mot : « Joyeux anniv’, un an de plus, on va tous fêter ça ensemble » Mais qui ça tous ? Enfin bref, j’aime les choses qu’on touche, qu’on sent, le palpable quoi, et si Alzheimer me chope un jour, comment je pourrais me souvenir de toutes ces cartes envoyées sur Gmail ?

La haute saison, tous ces juillettistes parisiens vont laisser place aux aoûtiens, pour rendre l’A8 encore plus encombrée en critiquant tout ce qu’il y a autour. Faut se rendre à l’évidence, les gars du Ch’nord ont ça dans le sang : la critique. C’est génétique. Alors ce n’est pas 2 semaines à Fréjus qui vont rendre tout ce beau monde aimable, à moins de les manger par 50, les carottes sur la plage !

Les sudistes, tellement fiers  des chocolatines, des nappes jaunes supplément olives noires, de ce temps toute l’année qui permet de bosser en short, cet accent qu’ils tentent de transmettre de génération en génération (mais qu’ils finissent par tout de même perdre en vivant « la haut » ). Soyons réalistes, hormis l’été, c’est le néant. 22h, en décembre, à Nice : il ne manque que la boule de foin qui passe avec un léger vent ( oui tu vois exactement de quel genre de boule je veux parler) pour vraiment se croire dans un western. Alors que 22h, en décembre, à Paris, changement d’ambiance, pas de John Wayne à l’horizon. C’est le début de la journée à cette heure là.

L’unique ville commune de France travaille 24h/24. Chaque lieu a ses qualités et défauts, on a même réussi à en trouver à Bergue, (des qualités pas des défauts, pour ça pas besoin de trop se creuser la tête) c’est pour dire ! Alors quand les sudistes critiquent Paris ça donne ça ! Le temps glacial (nous sommes en Antarctique), les gens aigris, le stress, la pollution. A les écouter, eux vivent à Miami…La ville lumière c’est toute l’année qu’elle brille alors que trouver un tabac à Cannes en janvier, Kho Lanta à coté c’est pour les rigolos.

Paris appartient uniquement à ses locataires ( et aussi à 2/3 chinois faut pas se mentir ) alors que le sud, même les allemands s’y sentent chez eux ! En parlant d’Allemagne, la comédienne Arletty, jugée à la libération, intitulé du motif :  collaboration pour cochonneries avec un officier allemand avait balancé : “Mon coeur est à la France, mon cul est à tout le monde !” , un peu comme cette méditerranée qui appartient au reste du monde.

 

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