« l’île de Beauté, perchée sur sa montagne, charmante petite province italienne, liée aux grandes mafias ritales. STOP. » Je ne veux pas, même un court instant en parler comme vous, rester dans les clichés. La majorité des gens parlent de la Corse comme si elle était une Cosa Nostra bis mais n’y a-t-il pas des rivalités et des cartels dans chaque région française ? Certes, elle bénéficie de cette proximité avec la Camorra, à juste quelques kilomètres de l’autre côté de la méditerranée et il est vrai que le taux d’élucidation des homicides n’est pas très bon. Le ministère de l’intérieur avait indiqué récemment que « l’absence de témoignages ou d’indices matériels, comme la difficulté de déterminer un mobile de ces infractions, expliquent pour partie ce taux ». Comme partout, les « balances » rasent les murs et ne vivent pas ou peu longtemps.

Le problème corse, ce n’est pas sa petite criminalité – qui est relativement basse – ce qui pose souci c’est foncièrement le côté médiatique, dès que les médias l’évoquent, c’est dans un soucis de terrorisme, racisme, d’abus de confiance et de règlements de compte… et ça fait vendre, voir même un peu fantasmer. Témoignait il y a quelques années l’ancien procureur général de Bastia, lors d’une réunion franco-italienne sur le crime organisé : « La Corse ne paraît donc pas être, sauf de très rares exceptions, une terre de repli, de refuge de mafieux étrangers fuyant l’action policière et judiciaire de leur pays. Il existe en Corse un milieu corse suffisamment organisé, actif et puissant pour ne pas laisser directement agir sur son territoire les organisations criminelles étrangères à l’île. » Comprenez donc que la Corse n’a pas besoin de la mafia sicilienne ou napolitaine, elle a déjà la sienne ! Les gars, j’ai bien envie de retirer de la tête des gens tous ces amalgames du style : Corse ==>racistes /Arabe ==>terroriste mais les récents événements ne m’aident pas du tout. La semaine dernière l’ancien nationaliste Jo Sisti et son beau-frère Jean-Louis Chiodi ont été tué par balles. Puis décès d’un restaurateur après une explosion. « I arabi fora ! » pouvions-nous lire sur les façades de la salle de prière fréquentée par la communauté musulmane, détruite par un incendie criminel. Et enfin en demi-finale de Coupe de France, le joueur Gomis, victime d’insultes racistes et d’un jet de bananes. (Je crois que les supporters d’Ajaccio sont fans de Mario Kart.)


La Corse, ancienne colonie pénitentiaire de l’Italie, conservatrice ? Oui. La Corse, mafieuse, raciste ? Pas plus qu’ailleurs. Puis n’oublions pas que des combinaisons – heureusement en minorités – il en existe comme les :
– corses terroristes
– les arabes racistes
– les corses arabes
– les racistes terroristes et le meilleur pour la fin :
– les corses racistes et terroristes

Ce que les gens n’ont pas compris, c’est que c’est l’être humain qui est mauvais, pas ses terres.

*Ce jeudi, Itw spéciale de Tony et des commissaires Damiani et Quilichini de la série évènement « Mafiosa, le clan » 

5 Responses to En Corse, les affaires se corsent. Part I

  1. Knular dit :

    Tu n’y connais rien à la Corse..

    « Ce que les gens n’ont pas compris, c’est que c’est l’être humain qui est mauvais, pas ses terres. »

    Oui !! toi tu as tout compris ??
    Qui tu es pour nous juger ?
    Arrêtes de te prendre pour ce que tu n’es pas à part quelqu’un qui poste de la merde..

    Français de merde

  2. Vinnie dit :

    J’ai hâte de lire l’itw, je suis fan depuis le début de Mafiosa !!!!!

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