Rappelez-vous – les vieux – en 1989 le groupe de rap Ministère Amer faisait un tabac sur la station Radio Nova avec des chansons aux paroles très revendicatrices et radicales. (Bon, moi à cette époque, j’étais encore dans mes comptines). Le titre Brigitte, femme de flic faisait scandale auprès du Ministère de l’intérieur et le ministre responsable à l’époque, Charles Pasqua demandait l’interdiction de vente de disques. En vain. On comprend mieux en lisant certaines paroles du titre Traîtres. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait évidemment pas fortuite !

« (…) Le ministère mène l’enquête.
Une seule chose en tête anéantir les traîtres.
J’espère être clair, les traîtres en enfer.
Un gouvernement marchant de la mort.
Je contrôle aujourd’hui et demande une pause.
La vérité en face et tu verras plus tard que tu n’as pas ta place.
Arrêtez donc de me sourire, de m’applaudir pour m’endormir ou pour me refroidir.
Trahison au sein de notre population. Être ou naître traître »

PS, ton univers impitoyable

Matignon sinon rien. Ça ne sera donc rien. Madame Aubry « une femme trop exigeante » selon Estrosi suivra ce début de quinquennat depuis sa mairie de Lille. La Ch’tie se moquait à l’époque des « caprices » de cette « grande bourgeoise » de Ségolène, raillé cette « cruche et son pantin de mari si faible qu’il se laissait mener par le bout du nez ». Le principal ennemi vient toujours de l’intérieur, Martine une amie qui vous veut du bien ? Certainement pas, alors la suite prend la tournure d’un bon film à rebondissements. Les aubrystes franchement écartés de Matignon mais majoritaires au Secrétariat National n’ont rien trouvé de mieux que de prendre les places « accordées » aux hollandais qui confessaient en coulisse que « la dame des 35h » se serait « roulée par terre pour avoir Matignon ». Imaginez comme moi cette scène surréaliste où Martine roule en boule sur la moquette. Info ou intox, parce qu’au-devant de la scène, les affirmations sont toutes autres, « cela n’avait pas grand sens que j’entre au gouvernement ». On essaye de se convaincre comme on peut, jusqu’à même assurer qu’elle sera « la première alliée » du gouvernement, une absence décidée « en parfaite entente ». J’aime imaginer qu’elle sera une alliée avec le couteau entre les dents attendant la première occasion pour planter François Hollande et de préférence dans le dos. L’UMP en bave.

 

One Response to La guerre, c’est maintenant

  1. arnofresh dit :

    Ce qu’on veut, c’est un roulé-boulé de Martine

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