Le plus viril des sports serait-il un repère de petits tendres du cul ? Évidemment et finalement c’est assez logique. A ses débuts, Il faut savoir que le rugby était un sport patricien pour fils de bonnes familles anglaises où selon la formule éducative socratique on y apprenait à être BEAU et BON (Kalos/Kagathos). Beau à l’extérieur, homme de bien à l’intérieur et au programme excellence intellectuelle et culte du corps. Cela se passe alors entre jeunes garçons, dans un cadre d’éducation stricte, c’est là que toute cette proximité virile et testostérone évoluaient et certaines démonstrations de franche camaraderie pouvaient se finir par un ramassage de savonnette dans les douches. C’est donc dans les racines profondes du rugby britannique que persiste cet héritage inconscient. Pour exemple Gareth Thomas, ancien arrière vedette du Pays de Galles, fut le premier rugbyman pro à faire état publiquement de son homosexualité. D’ailleurs nul ne sait si c’était par la vitesse de ses crochets qu’il excellait ou parce que les mecs de devant avaient peurs d’y passer…

Je peux venir moi aussi sous la douche ?

Salut, je peux venir moi aussi sous la douche ?

« Oh déconne pas, c’est mes couilles, là »

Petite phrase souvent entendue lors de la fameuse mêlée, geste que l’on peut qualifier de terriblement évocateur quand les joueurs de 2 lignes agrippent par le devant du short les piliers et talonneurs. Certains y trouvent peut-être un contentement physique insoupçonné grâce à la nature de ce sport de contact, de toucher. Du coup il n’est pas rare de voir de jeunes et beaux rugbyman s’exhiber à la Une du très homo Têtu. Ce fut d’ailleurs le cas d’Alexis Palisson, ravi au passage de devenir une icône gay.

Alexis Palisson

Alexis Palisson

Les années folles de Guazzini

A la même époque, en 2000, on célébrait les années Stade Français. LES années Guazzini. Cinq titres de champion de France, les meilleurs joueurs français et du monde venaient jouer sous le maillot bleu… enfin non rose et à motifs flashy svp. Guazzini, ancien patron et riche homme d’affaires issu du monde de la nuit, homosexuel assumé et amateur de rugby, il a sans doute été l’un des artisans de la montée en puissance économique et sportive du rugby français depuis la reprise du Stade en 1995. Il a ainsi transformé cette discipline en véritable show avec à la mi-temps concours de moto-cross, danseuses travelos brésiliennes tout droit sorties d’un J9 du bois de Vincennes. Dans cette ambiance gay-friendly, il n’a pas hésité à transformer ses joueurs en Chippendales dans le fameux calendrier des « Dieux du Stade ». Guazzini longtemps surnommé l’Alcazar, nom d’un fameux cabaret transformiste parisien et où cette réflexion était faite par certains joueurs « Putaiiiing j’vais me mettre le bouchon au cul, on joue contre l’Alcazar ce week-end ». On peut donc en déduire que le rugby et l’homosexualité cohaBITE plutôt bien en terre d’Ovalie, là où l’insulte préférée reste « enculé ». Jamais Fils de pute, bâtard, connard, non, enculé tout simplement. Et quand Serge Simon parlait de l’arbitre on pouvait l’entendre dire « putain, quel pédé, c’tenculé. »

Dieux du Stade

Dieux du Stade

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