Tout passe vite, d’ailleurs le temps en premier ! Surtout les vacances et qui dit fin de vac’ dit début de toute une année, 2 événements importants : le premier Janvier et le premier Septembre qui marquent le début du cycle. Tout ce temps à trimer pour une période qui passe aussi vite qu’un battement de cil. D’ailleurs la rentrée se fait de plus en plus tôt, enfant je rentrais à la mi du mois de septembre, aujourd’hui si on arrive au 5 c’est le top du top. D’ici quelques années, l’été ne sera plus qu’un vague souvenir, la rentrée scolaire se fera le 5 août : travailler + pour gagner + m’a-t-on appris !

La chose qui me faisait vraiment déprimer à cette période de l’année, c’était les centres commerciaux. Tous fiers d’étaler ces affaires d’école que je tentais d’oublier mais impossible, Carrouf, rayon central, une tonne de stylos. Horrible. Mon visage se décomposait en y entrant. Fin juillet (je vous assure) commençait la mise en rayon de tous ces objets futiles et inutiles (pour moi) du genre cartables ou intercalaires (étonnée de me souvenir de ce mot). Moi qui adorais trainer dans les rayons et écouter de la musique à fond dans le casque, ne plus mettre les pieds au QG était une obsession. Ce phénomène se déroule uniquement en Île de France, comme si les parisiens, toujours aussi pressés de vivre, le sont autant pour mourir ! Ils ne se rendent même pas compte ceux en bord de mer de la chance qu‘ils ont, ils voient des trousses uniquement la veille de la rentrée. Faut bien les vendre les paréos!

L’ élève va devoir rédiger un brief de ses activités de l’été, un grand classique en une rédaction simple pour ceux qui ne partent pas car en 2 mots : TV / Console ! Le collègue va pavaner son bronzage, mi écrevisse mi tomate, mythomane un peu aussi, en racontant les détails de ses journées sous le soleil des tropiques (ou pas). La routine quoi.

C’est l’automne que j’aime plus le plus dans ce concept de rentrée, son côté tempête après le calme (c’est pas l’inverse ?), le temps gris, la pluie, la grisaille, tout ce que les gens détestent et que moi j’adore. Tous ces visages déprimés d’avoir passé les vacances de leur VIE (alors que c’est juste les mêmes que l’année passée), la nostalgie, les remords, ils pensent déjà à la dépression de cet hiver et aux arrêts maladie qui vont leur sauver la vie. Moi je pense à ce bon vieux mois d‘octobre qui m‘a vu naître, c‘est sans doute pour cela que j‘aime autant le froid. Je suis née en plein orage, j’ai nommé la tempête Fifi Roze, un peu comme toutes ces « balances ».

Francis // Octobre

 

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